
Si le monde des macro-algues est facilement accessible au regard des curieux lors de leurs promenades sur l'estran, celui des micro-algues nécessite un peu de matériel pour leur observation.
Un microscope même de faible grossissement vous permettra une première observation.
Ce monde de l'infiniment petit se dévoilera alors sous vos yeux et ne serait-ce que la beauté de ces organismes vous laissera sans voix.
On distingue généralement trois grandes "familles" de micro-algues, et les scientifiques, grâce au développement du matériel de recherche (microscope électronique, cytomètre en flux...), en découvre de nouvelles assez régulièrement.
Cette famille de micro-algues est surprenante car leur structure est composée de silice (du verre !). Ces algues unicellulaires peuvent vivre sous forme libre ou en colonies, soit dans la masse d'eau soit sur les fonds.
Un autre élément important à ajouté sur les diatomées est le fait qu'eles ont une capacité de locomotion. Certaines espèces vivant sur les sédiments (benthiques) se déplacent, en sécrétant une substance mucilagineuse, et glissent dessus. Cette mobilité a pour principale but d'aller chercher la lumière pour effectuer la photosynthèse.
Les diatomées sont apparues au cours de l'ère secondaire. Les plus anciens fossiles connus datent du début du Jurassique (~185 millions d'années)
Leur taille varie d'environ 5 à 10 microns jusqu'à 1 à 2 millimètres.
A l'état fossile, les diatomées sont la composante principale de la diatomite. Une roche poreuse et très légère ayant été utilisée, entre autre, dans la dynamite, comme isolant dans les navires de guerre italiens afin de protéger les stocks de poudre contre l'humidité...
Les recherches actuelles portent sur leur propriétés biologiques (antibiotiques, antifongiques...), sur leur rôle dans la chaîne alimentaire donc un potentiel nutritif intéressant pour l'aquaculture.
Un lien vers une association présentant le monde du plancton
Chez beaucoup d'espèces, la cellule est protégée par une thèque constituée de plaques rigides de cellulose incrustées de silice.
Le sillon de flagelle équatorial, appelé cingulum, permet de séparer la cellule en une partie supérieure (l’épicone) et une partie inférieure (l’hypocone).
Les plus anciens restes de fossiles incontestables de Dinoflagellés datent du Silurien (-420 MA).
un petit film sur les dinoflagellés
Les Coccolithophores sont des algues unicellulaires. Chaque cellule vivante (coccosphère) est entourée d’un test de forme sphérique (5 à 35 µm de diamètre environ) constitué d'un assemblage de plaquettes calcaires appelées " coccolithes ".
A la mort de l'algue, le squelette tombe vers le fond ; les coccolithes se dissocient et s'accumulent pour constituer le composant majeur des boues crayeuses.
Certaines espèces d'algues planctoniques, essentiellement des Dinoflagellés et des Diatomées, peuvent sécréter des phycotoxines (des toxines algales) dans certaines circonstances mal connues, en particulier à l'occasion des multiplications soudaines (on parle alors d'efflorescences localisées, bloom en anglais). Ces toxines seraient un moyen de protection et de limitation de la prédation par les phytophages (zooplancton, coquillages filtreurs).
Ces toxines provoquent différents troubles.
On distingue plusieurs toxines en fonction des espèces :
• Des toxines diarrhéiques sécrétées entre autre par un dinoflagellé nommé Dinophysis
• Des toxines amnésiantes produites par une diatomée (Pseudo nitzshia)
• Des toxines paralysantes produites entre autre par un dinoflagellé nommé Alexandrium minutum
Les services de IFREMER sont en charge du contrôle de la présence de ces micro-algues dans le milieu et peuvent alerter les autorités en cas de proliférations importantes impliquant un risque d'intoxication pour les consommateurs.
Pour en savoir plus sur ces toxicités le lien de IFREMER